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Monia Abdallah

 

Monia Abdallah est historienne de l’art. Après une thèse à l’École des hautes études en science sociales, elle poursuit des recherches à l’Université de Toronto et au Royal Ontario Museum au Canada. Elle a publié plusieurs articles, notamment dans l’ouvrage Cannibalismes disciplinaires. Quand l’histoire de l’art et l’anthropologie se rencontrent, dirigé par Thierry Dufrêne et Anne-Christine Taylor (Paris, musée du quai Branly / Institut national d’histoire de l’art, 2009).

 

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Hossein Mortezaeian Abkenar

 

Écrivain et scénariste, Hossein Mortezaeian Abkenar vit et travaille à Téhéran. Auteur de recueils de nouvelles et de romans publiés en Iran, comme Le Concert des târs interdits (1999), Parfum français (2003) ou encore Le Scorpion à la gare d’Andimechk (2006), qui a reçu le prix Golshiri en 2006 et a fait l’objet d’une traduction française (Le Scorpion, Paris, L’Œuvre, 2011). Abkenar enseigne la littérature à l’université de Téhéran. Il a écrit entre autres le scénario du film No One Knows About Persian Cats de Bahman Ghobadi (2009).

 

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Etel Adnan

 

Poète libano-américaine, essayiste, dramaturge et peintre, Etel Adnan (née en 1925 à Beyrouth) partage son temps entre le Liban, la France et les États-Unis. Elle a enseigné la philosophie en Californie pendant quatorze ans et représente une voix forte des mouvements féministes et antiguerre. Parmi ses œuvres de poésie et de fiction, on citera Sitt Marie Rose (1978), témoignage sur la guerre civile libanaise entre 1975 et 1990, The Spring Flowers On (1990), Master of the Eclipse (2009) et In the Heart of the Heart of Another Country (2005). La documenta 13 de Kassel a exposé ses peintures en 2012.

 

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Abbas Akhavan

 

Artiste, Abbas Akhavan vit et travaille à Toronto. Sa pratique va de l’installation éphémère au dessin et à la vidéo. Il a plus récemment travaillé au concept de « paysage domestique » (le jardin, la cour…). Son travail a été exposé au Canada à la Vancouver Art Gallery et chez Artspeak, mais aussi au musée d’Art moderne Kunsten (Danemark), au Printemps de septembre (Toulouse), à la galerie Third Line (Dubaï), au Darling Foundry, Mercer Union (Canada) et au Belvedere Museum (Autriche).

 

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Zaid Antar

 

Artiste vivant et travaillant entre Saida au Liban et Paris, Ziad Antar a été résident au Pavillon du Palais de Tokyo, à Paris, en 2003, ainsi qu’au programme La Seine (École nationale supérieure des beaux-arts de Paris). Il a participé à de nombreuses expositions, notamment au Centre Pompidou (2007), au New Museum of Contemporary Art de New York (2009), à la Biennale de Sharjah aux Émirats arabes unis (2009), à la Biennale de Taipei à Taiwan (2009) et au Witte de With à Rotterdam (2010).

 

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Julien Audebert

 

Artiste, Julien Audebert vit et travaille à Paris. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions, notamment à la galerie Kamm de Berlin (2008), à la galerie Art : Concept de Paris (2008) et à la galerie InExtenso de Clermont-Ferrand (2009), mais aussi à Art Basel en Suisse ou Santa Barbara Contemporary Art Forum aux États-Unis. Ses œuvres sont entrées dans plusieurs collections publiques.

 

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Anahita Bathaie

 

Née en 1973 en Iran, Anahita Bathaie vit et travaille à Paris. Son travail artistique, à la croisée des arts plastiques et de la performance, a été exposé à de nombreuses occasions, notamment à la galerie Premier Regard (Paris, 2006), à la galerie The Heder (Tel-Aviv, 2006), au musée Bererdo (Lisbonne, 2008), au centre d’art Le Lait (Castres, 2009), au Centre Pompidou et à la galerie ColletPark (Paris, 2010).

 

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Eric Baudelaire

 

Eric Baudelaire (né à Salt Lake City en 1973), à travers le film, la photographie ou d’autres dispositifs de remontage, interroge la relation entre image et événement tout en liant les espaces de l’art contemporain et du cinéma. D’aucuns le décriront comme un arpenteur de l’image documentaire dont il déjoue l’économie et la géo­politique. En réanimant des scénarios inachevés ou des événements aux traces troubles, il nous offre des outils pour penser aussi bien l’incarnation de l’Histoire que ses fantômes. Son travail a fait l’objet d’expositions monogra­phiques au Witte de With, Rotterdam, à Bétonsalon, Paris, à la Kunsthall Bergen, au Beirut Art Center, Beyrouth, à Gasworks, Londres, à la Synagogue de Delme et au Hammer Museum de Los Angeles. Ses longs-métrages L’Anabase de May et Fusako Shigenobu, Masao Adachi, et 27 années sans images (2011), The Ugly One (2013) et Lettres à Max (2014) ont été sélectionnés dans de nombreux festivals.

 

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Stéphane Bérard

 

Au cours des vingt dernières années, au croisement de la littérature, de la performance, du film, de la poésie, mais aussi de la musique, Stéphane Bérard a produit six longs-métrages, quatre albums, quatre livres, une multitude de performances, de collaborations, une dizaine d’expositions personnelles. Prototypes, croquis et esquisses occupent une grande partie de ce corpus où l’invention représente un mode d’intervention critique. Il est représenté par la galerie Eva Meyer, Paris. Parmi ses publications récentes, L’Enfer de Dante Alighieri (traduction intégrale, Al Dante, 2008) et Charles de Gaulle. Mémoires d’espoir: le renouveau 1958-1962 (Questions Théoriques, 2011).

 

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Touda Bouanani

 

Le travail de Touda Bouanani (née à Rabat en 1966) se veut transdiscipli­naire, opérant aussi bien en vidéo, installation, photographie et œuvres sur papier qu’en divers dispositifs d’archives ou autres protocoles d’enquête. Les thèmes de la mémoire familiale, voire de la mythologie per­sonnelle, s’y nourrissent de toutes les différentes énergies et personnalités que représente la famille Bouanani, à commencer par son père l’écrivain et poète-cinéaste Ahmed Bouanani. Le plus souvent occupées dans des opérations de remontage des archives ou de réinterprétation poétique, ses œuvres ont été montrées au CAPC musée d’Art contemporain de Bordeaux, au Whitney Museum et au MoMA à New York ou encore à Kulte Gallery à Rabat. Elle a participé à nombre de publications, lectures, ateliers et présentations autour de l’œuvre d’Ahmed Bouanani, entre autres pour la Tate Modern à Londres, la revue Nejma à Tanger, la Cinémathèque de Tanger et le Jeu de Paume à Paris.

 

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Kenneth Brown

 

Anthropologue spécialiste du Maroc, Kenneth Brown a enseigné vingt ans à l’université de Manchester en Grande-Bretagne. Écrivain et traducteur (anglais, arabe, hébreu, français), il est le fondateur et rédacteur en chef de la revue Méditerranéennes et de son important réseau de chercheurs et artistes dans toute la région méditerranéenne, aux États-Unis et en Grande- Bretagne. Il a publié plusieurs ouvrages dont People of Salé: Tradition and Change in a Moroccan City, 1830-1930 (Harvard University Press, 1976) et L’Irak, de la crise au chaos. Chroniques d’une invasion, dont il était le directeur de la publication (Ibis Press, 2004).

 

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Érik Bullot

 

Cinéaste et théoricien, Erik Bullot a réalisé de nombreux films à mi-chemin entre le film d’artiste et le cinéma expérimental. Il a notamment publié Renversements 2 (Paris, Paris Expérimental, 2013) et Sortir du cinéma. Histoire virtuelle des relations de l’art et du cinéma (Genève, MAMCO, 2013). Il a été professeur invité à l’Université de New York à Buffalo de 2009 à 2011. Il enseigne le cinéma à l’École nationale supérieure d’art de Bourges et dirige le post-diplôme « Document et art contemporain » à l’École européenne supérieure de l’image de Poitiers-Angoulême.

 

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Zeynep Çelik

 

Professeur d’architecture au New Jersey Institute of Technology et d’histoire à l’université Rutgers (New Jersey), elle a notamment publié The Remaking of Istanbul (University of California Press, 1986), Displaying the Orient (University of California Press, 1992), Empire, Architecture, and the City. French-Ottoman Encounters 1830-1914 (University of Washington Press, 2008) et codirigé les ouvrages Walls of Algiers (University of Washington Press, 2009) et Scramble for the Past (SALT, 2011). Elle a également été commissaire de plusieurs expositions comme « Walls of Algiers » (Getty, Los Angeles, 2009) et « Scramble for the Past » (SALT, Istanbul, 2012).


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Olivier Cochet

 

Chercheur en physico-chimie et biologie, Olivier Cochet vit et travaille à Paris. Il a travaillé au sein des universités de Paris I Panthéon-Sorbonne (2008) et Vrije Universiteit à Amsterdam (2007). Après des recherches sur les phénomènes collectifs dans les systèmes quantiques, il a soutenu une thèse à l’Institut Curie (Université Paris VI) sur la physique des comportements cellulaires collectifs et leur rôle dans la morphogénèse vivante.

 

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Jordi Colomer

 

Jordi Colomer vit et travaille entre Barcelone et Paris. Son œuvre, marquée d’un fort sens sculptural, englobe de multiples disciplines et tout particulièrement la photographie et la vidéo ainsi que leur mise en scène dans l’espace d’exposition. Dans ces œuvres-voyages, la thématique du déplacement est un leitmotiv, ainsi que les possibilités de survie poétique qu’offre la métropole contemporaine. Il a exposé son travail en diverses occasions, au Bronx Museum, New York (2010), au MOCA, Hiroshima (2009) ou encore au Jeu de Paume, Paris (2008).

 

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Arnaud Crassat

 

Arnaud Crassat vit et travaille à Paris. C’est principalement comme peintre et pochoiriste qu’il officie et s’est fait connaître. Outre de nombreuses expositions, notamment à Paris, il est également l’auteur de projets urbains décoratifs ou architecturaux (fresques, scénographies…), éphémères ou pérennes, entre autres dans les villes d’Ivry-sur-Seine, Paris et Londres.

 

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Shezad Dawood

 

Artiste travaillant au croisement du film, de la peinture et de la sculpture, Shezad Dawood s’intéresse aux phénomènes de traduction, de re-mise en scène et de mélange des genres. Son œuvre vidéo Towards the Possible Film (2014), tournée à Sidi Ifni au Maroc, explore l’imaginaire anthropologique de l’indigénité à l’épreuve de la science-fiction. Son travail a été exposé dans de nombreuses institutions comme le MACBA, Barcelone, 2014 ; le Modern Art Oxford, 2012 ; la 53e Biennale de Venise, 2009 ; et dans de nombreuses villes comme Tanger, Mumbai, Hambourg, Karachi… Il a été commissaire de l’exposition Black Sun: Alchemy, Diaspora and Heterotopia au Devi Art Foundation, Gurgaon (New Delhi) et a dirigé l’ouvrage éponyme qui l’accompagne.

 

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Tao Delhaye

 

Interprète et écrivain, Tao Delhaye vit et travaille à Paris. Il a publié, aux éditions Kalos, les nouvelles Océan Indien (2007), Bébé Warren (2 vol., 2007), Les Chiens (2008), Le Hollandais volant (2 vol., 2008-2009), Ronald Duck (2009) et De Crook (2010).

 

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Mitra Farahani

 

Après des études à l’université des arts Azad de Téhéran et à l’École des arts décoratifs de Paris, Mitra Farahini réalise un premier documentaire sur une transsexuelle prostituée de Téhéran (Juste une femme, 2001). Suivra le long-métrage Tabous. Zohre et Manouchehr (2004), documentaire sur l’amour et la sexualité dans la société iranienne, ainsi que deux films sur les figures majeures de la modernité iranienne : Behdjat Sadr : le temps suspendu (2006) et Fifi hurle de joie. Le Chef-d’œuvre inconnu de Bahman Mohassess (2012). Parallèlement, elle développe une pratique de peintre.

 

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Michel Foucault (1926-1984)

 

Philosophe, Michel Foucault (1926-1984) est l’auteur d’une œuvre majeure et traduite dans bon nombre de pays, depuis Folie et déraison. Histoire de la folie à l’âge classique (1961), Les Mots et les Choses (1966), L’Archéologie du savoir (1969) et Surveiller et punir (1975) jusqu’à L’Histoire de la sexualité (3 tomes, 1976-1984), en passant par ses nombreux cours au Collège de France. Il fit deux voyages pour des reportages en Iran, entre septembre et novembre 1978, pour le journal italien le Corriere della Sera et le journal français Le Nouvel Observateur (voir Michel Foucault, Dits et écrits, t. 2, 1976-1988, Paris, Gallimard, 2001, p. 679-694 et 701-716).

 

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Nicolas Freytag

 

Artiste plasticien, Nicolas Freytag a exposé aux occasions suivantes : « Hexagonal ruin », Studio J, Londres, 2014 ; « Persona », EASF, Paris, 2013 ; « Razstava Likovnih del iz Zbirke Festivala Ljubezni in Umetnosti, Hiše Kulture v Pivki » (Slovénie), 2011 ; « Vita Gasy », Alliance franco-malgache d’Antsiranana, Madagascar, 2007 ; « Jazzmen », Galerie Cuba, Montélimar, 1999 ; « Сиромашните луѓе галерија », Domna Gradežnite Rabotnici, Skopje, Macédoine, 1997.

 

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Olivia Froudkine

 

Après une formation au General Studies Program de l’International Center of Photography de New York, Olivia Froudkine (née à Milan en 1974) débute en tant que photojournaliste. Elle collabore avec différents magazines français et étrangers, en croisant photo­graphie, publicité et communication, tout en exposant parallèlement à New York comme en Europe. Engagée dans une pratique documentaire empreinte d’ironie, son regard se porte ample­ment sur la mémoire des lieux ; nous embarquant aussi bien à travers carnets de voyages imaginaires ou reportages métaphoriques que dossiers de pièces à conviction dans un monde désenchanté par la fin de l’exotisme et par le capi­talisme global. Depuis 2012, elle vit et travaille à Dubaï.

 

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Thomas Golsenne

 

Historien de l’art, Thomas Golsenne vit et travaille à Paris. Il enseigne l’histoire de l’art à l’université Paris I. Il a notamment publié une nouvelle traduction en français du De Pictura de Leon Battista Alberti (Paris, Seuil, 2004) et a dirigé les ouvrages La Performance des images (Éditions de l’Université de Bruxelles, 2010) et Carlo Crivelli et le matérialisme mystique du Quattrocento ainsi qu’une anthologie de textes sur la grâce.

 

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Robert Gluck

 

Pianiste, compositeur et historien, Robert Gluck vit et travaille à New York. Il a publié plusieurs articles, notamment dans les revues Computer Music Journal, Leonardo Music Journal, Organized Sound, Tav + et Journal SEAMUS. Il est l’auteur du livre You’ll Know When You Get There: Herbie Hancock and the Mwandishi Band (University of Chicago Press). Parmi ses enregistrements discographiques, Something Quiet (FMR, 2010) et Extended Family pour Neil Rolnick (Innova, 2010). Il est professeur associé de musique et directeur de l’Electronic Music Studio à l’Université d’Albany (New York).

 

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Damien Guggenheim

 

Artiste, Damien Guggenheim et travaille à Paris. Ses œuvres ont été exposées à Paris, Genève et Bruxelles. Il a participé à « Dernière exposition : Dessin aujourd’hui et demain 5 », exposition collective organisée par Eric Winarto, avec Paula Mueller, Émilie Satre, Christian Vetter, Eric Winarto, à l’Espace Kugler, Genève.

 

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Aeasah Hanaei

 

Au croisement de plusieurs médiums et techniques, la pratique d’Arash Hanaei (né à Téhéran en 1978) s’attache à prolonger, par le biais de la photo­graphie amateur ou des nouveaux réseaux de diffusion des images vernaculaires, les protocoles et les codes de la tradition documentaire. Les séries Recreational Areas (2008), regard ironique sur l’isolement de l’individu et la répression du désir, et Capital (2009), cartographie dessinée de Téhéran interrogeant la transformation de l’espace public dans l’après-guerre, témoignent toutes deux d’une interférence productive entre dessin numérique et mémoire photographique. Ses œuvres ont fait l’objet de plusieurs expositions personnelles (galeries Silk Road, Aaran et AG à Téhéran) et collectives (CAB-Contemporary Art Center à Bruxelles, Chelsea Museum of Art à New York, Asia House à Londres, musée d’Art moderne de la Ville de Paris, MAXXI à Rome, Centro per l’Arte Contem­poranea Luigi Pecci à Prato).

 

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Nagham Hodaifa

 

Peintre, diplômée de l’École des beaux-arts de Damas, Nagham Hodaifa a soutenu une thèse d’histoire de l’art à l’université Paris I Panthéon Sorbonne sur « L’œuvre de Marwan de 1964 à nos jours : le visage en question et l’œuvre sur papier » en 2015. Après plusieurs expositions personnelles en Syrie et en France, elle élargit sa pratique au spectacle vivant et aux liens entre peinture, musique et danse, en réalisant par exemple les pièces Laqlaq l’atelier (2008) ou Tympan (2009).

 

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Maud Houssais

 

Maud Houssais (née à Laval en 1990), chercheuse indépendante basée à Rabat, articule son travail autour des stratégies développées par les artistes marocains pour sortir de l’institution, prenant appui sur l’étude des pratiques artistiques dans l’espace public de 1960 à 2000. Curatrice associée, en 2017, sur l’exposition « Migrant Bauhaus », dirigée par Marion Von Osten et Grant Wilson, elle a également contribué à l’élaboration du catalogue de l’exposition « Volumes fugitifs. Faouzi Laatiris et l’Institut national des beaux-arts de Tétouan », présentée au MMVI de Rabat en 2016. Ses essais ont paru entre autres sur la plateforme en ligne Afrique In Visu et dans le catalogue de la Biennale de Bamako 2016. Chargée de projets à L’appartement 22, Rabat, de 2011 à 2016, elle a par ailleurs collaboré avec différentes institutions artistiques en Afrique et en Europe.

 

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Vartivar Jaklian

 

Architecte, Vartivar Jaklian vit et travaille entre Venise et Beyrouth. Membre fondateur de « Latcol », bureau international d’architecture, de planification et de design, il a gagné plusieurs prix d’architecture, notamment en Sicile (Terrazze, 2004) et à Erevan en Arménie (Agrobiz, 2008). Ce dernier projet a été présenté en 2009, à la Chambre de commerce de Venise, comme modèle de planification urbaine basée sur le développement durable.

 

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Geeta Kapur

 

Geeta Kapur (née à New Delhi en 1943) est critique, théoricienne de la culture et commissaire d’exposition installée à Delhi. Ses essais portent sur les modernismes alternatifs, les paradigmes postcoloniaux et les questions de représentation en Inde et dans l’hémisphère sud. Parmi ses ouvrages, on citera Contemporary Indian Artists (1978), When Was Modernism: Essays on Contemporary Cultural Practice in India (2000) et Critic’s Compass: Navigating Practice (à paraître). Elle a été commissaire des expositions « Festival of India, Contemporary Indian Art », Royal Academy of Arts, Londres (1982), « Dispossession », avec des artistes indiens à la première Biennale de Johannesburg (1995), « Bombay/Mumbai », dans le cadre de « Century City: Art and Culture in the Modern Metropolis », Tate Modern, Londres (2001), et « subTerrain: artworks in the cityfold », Haus der Kulturen der Welt, Berlin (2003). Elle a contribué à de nombreuses revues et plateformes culturelles. Le prix Padmashri lui a été décerné en 2009.

 

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Faouzi Laatiris

 

Au croisement de la sculpture, de l’installation, de la performance et de l’espace public, Faouzi Laatiris (né à Imilchil, Maroc, en 1958) développe depuis les années 1990 une esthétique de l’hybridation, en écho au chantier urbain et économique des pays du Sud dans la mondialisation. Ses œuvres se veulent au bord de la schizophrénie culturelle ; des bombes visuelles tiraillées entre leur forme et leur fonction, entre un système de production plus ou moins industriel (une sorte de « système D » high-tech) et une poétique de la ruine. Fondateur de l’atelier « Volume et installation » à l’INBA de Tétouan en 1992, on lui doit d’avoir contribué à la formation des artistes marocains les plus remarquables de leur génération. L’exposition « Volumes fugitifs. Faouzi Laatiris et l’Institut national des beaux-arts de Tétouan » (MMVI, Rabat, 2016) a notamment permis de contextualiser son influence sur les développements de l’art contemporain au Maroc.

 

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Éric Laurent

 

Écrivain français, Éric Laurrent (né en 1966 à Clermont-Ferrand) vit et travaille à Paris. Il a publié une douzaine de romans aux Éditions de Minuit, dont Coup de foudre (prix Fénéon, 1995), Renaissance italienne (2008), Les Découvertes (prix Wepler, 2011) et Un beau début (prix Alexandre-Vialatte, 2016).

 

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Magali Le Mens

 

Historienne de l’art, Magali Le Mens enseigne à l’Université de Genève depuis février 2013. Elle a publié L’Hermaphrodite de Nadar (éd. Créaphis, 2009), accompagné d’un texte de Jean-Luc Nancy, et sortira prochainement Modernité de l’hermaphrodisme dans la collection « Fabula » des Presses du réel.

 

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Dominique Lestel

 

Philosophe et éthologue, Dominique Lestel vit et travaille à Paris. Il développe depuis plusieurs années une anthropologie philosophique des rapports homme-animal. Maître de conférences à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et au Muséum national d’histoire naturelle, il a publié entre autres Les Origines animales de la culture (Flammarion, 2001), Voyage au bout de l’espèce, avec T. Bardini (Dis Voir, 2010), L’animal est l’avenir de l’homme. Munitions pour ceux qui veulent (encore) défendre les animaux (Fayard, 2010).

 

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Anna Longo

 

Philosophe, Anna Longo vit et travaille entre Paris et Sienne. Menant un travail sur le concept de répétition dans l’art depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui et les rapports entre l’art et la science, elle a soutenu une thèse de doctorat en esthétique à l’Université de Sienne et à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne intitulée « Répétitions et simulacres : l’art contemporain entre métaphysique et immanence ». Elle a également travaillé pour la galerie d’art contemporain Artericambi à Vérone.

 

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Toni Maraini

 

Toni Maraini (née à Tokyo en 1941) est poète, écrivaine, historienne de l’art et anthropologue, également spécialiste de littérature maghrébine. Elle vécut au Maroc de 1964 à 1986, où elle contribua à l’émergence d’une avant-garde artistique postcoloniale. Pleinement engagée aux côtés des artistes de l’école des beaux-arts de Casablanca, elle fournit un des premiers enseignements d’histoire de l’art au Maroc. Elle prend une part active dans des revues telles que Souffles et d’autres auxquelles elle donne naissance, telles Maghreb Art et Integral, qui contribuent à souder les liens entre artistes de la sphère panarabe, notamment dans les années 1970. Figure emblématique d’une modernité méditerranéenne et cosmopolite, elle continue de tisser une œuvre métissée où se croisent l’expérimentation poétique et les études sur l’art. Parmi ses nombreux ouvrages témoignant de cette « science » aussi hétérodoxe que militante, on mentionnera Écrits sur l’art (2014), Dernier thé à Marrakech (1994) et La Lettre de Bénarès (2007).

 

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Laura U. Marks

 

Artiste et théoricienne de l’art et des médias américaine, elle enseigne l’histoire de l’art et les études culturelles à l’École des arts contemporains de l’université Simon Fraser de Vancouver. Parmi ses plus importants ouvrages Enfoldment and Infinity: an Islamic Genealogy of New Media Art (MIT Press, 2010) et The Skin of the Film: Intercultural Cinema, Embodiment and the Senses (Duke University Press, 1999).

 

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Marwan

 

Marwan Kassab-Bachi, dit Marwan, quitte Damas et la Syrie pour l’Allemagne en 1957 afin d’étudier la peinture à l’université des arts de Berlin. En 1963, il se lance en tant que peintre indépendant à Berlin et rejoint le cercle des peintres Georg Baselitz et Eugen Schönebeck. Durant les années 1990, l’artiste organise plusieurs expositions personnelles entre la France et l’Allemagne. Il peint surtout des visages abstraits aux couleurs saturées et libres de toute symbolique, sinon des tourments existentialistes et des réminiscences poétiques d’une vie autobiographique, entre Damas et le quartier de Pankow, où il séjourne à Berlin – de même que partout et nulle part à la fois.

 

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Philippe-Alain Michaud

 

Historien de l’art et conservateur en charge de la collection des films au Centre Pompidou. Il est le commissaire de l’exposition « Tapis volants » (Rome, Villa Médicis, et Toulouse, Les Abattoirs, 2012-2013). On lui doit notamment l’ouvrage Aby Warburg et l’image en mouvement (Paris, Macula, 1998) et Sketches : histoire de l’art, cinéma (Paris, Kargo & L’Éclat, 2006).

 

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Bahman Mohassess

 

Débutant sa carrière comme peintre, Bahman Mohassess (Iran, 1931-Rome, 2010) réalise aussi de nombreuses sculptures – certaines monumentales – dont la plupart est détruite ou disparue après la révolution. Il continue les voyages en Iran – y séjournant même entre 1964 et 1968 – jusqu’au début des années 1970, avant de s’installer définitivement à Rome. Son œuvre, témoin d’un esprit raffiné, tourmenté et mystérieux, incarnant une modernité qui tire vers les expérimentations les plus audacieuses, fait de Mohassess une figure quasi mythique de l’art iranien du XXe siècle. Il est également connu pour ses traductions de littérature (Italo Calvino) et de pièces de théâtre (Jean Genet, Eugène Ionesco) qu’il mit parfois en scène à Téhéran.

 

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Parviz Mohebbi

 

Historien des techniques vivant et travaillant à Paris, Parviz Mohebbi collabore en tant que chercheur associé avec le CNRS (Monde iranien et indien) ainsi qu’avec l’Encyclopædia Iranica, New York, Université de Columbia. Il a publié notamment Techniques et ressources en Iran du VIIe au XIXe siècle (Téhéran, Institut français de recherche en Iran, 1996). Il est l’auteur du chapitre « Technology » dans l’ouvrage de Ziva Vesel et al., Images of Islamic Science, vol. 1, Illustrated Manuscript from the Iranian World (UNESCO / CNRS / Institut français de recherche en Iran, 2009, p. 263-282).

 

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Behrouz Montazami

 

Économiste et philosophe iranien, Behrouz Montazami (1944-2006) fut l’un des fondateurs de la revue Zamân (Paris, éd. Le Sycomore, 1979-1980).

 

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Rosa Montazami

 

Cuisinière iranienne, Rosa Montazami (1922-2009) a enseigné à Téhéran et publié en deux tomes l’ouvrage de référence sur la cuisine iranienne, Honare âshpazi (« L’Art culinaire », Téhéran, éditions Ketâbe Iran, 1966 et 1992).

 

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Yassaman Montazami

 

Psychologue vivant et travaillant à Paris, Yassaman Montazami a soutenu une thèse sur La Mélancolie traumatique chez les survivants de torture politique à l’Université Paris VII Denis Diderot.

 

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Nadia Mounajed

 

Nadia Mounajjed (née en France en 1976) est titulaire d’un doctorat de l’université de Sheffield et d’un master de design architectural de l’University College de Londres. Ses recherches portent sur la théorie du corps, la politique de l’espace et la culture visuelle au Moyen-Orient et dans la région du Golfe, et plus particulièrement aux Émirats arabes unis. Depuis 2013, elle travaille en tant que professeure adjointe à l’université d’Abu Dhabi. Entre 2007 et 2012, elle a été maître de conférences à l’American University de Sharjah et, en 2012, professeure invitée à la School of Economics de Londres. Architecte de formation, elle est membre agréée du Royal Institute of British Architects. Elle a également dirigé la publication Visual Culture(s) in the Gulf: An Anthology, publiée par le Gulf Research Center Cambridge en 2016.

 

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Leyla Al-Mutanakker (1975-2005)

 

Artiste, elle participa à l’exposition « Ethnicmarketing. Art et mondialisation : entre l’offre et la demande » au Centre d’art contemporain de Genève (Suisse), en 2004, et à la Biennale internationale de Sharjah en 2005. Elle est décédée à Londres en 2005.

 

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Bagher Parham

 

Écrivain et traducteur, il a enseigné en économie et en littérature à l’Université de Téhéran et vit désormais aux États-Unis. Il est l’auteur des ouvrages suivants en farsi : La Masse et le Gouvernement (Téhéran, éd. Farzân-e rouz, 1999), Sous le regard de Ferdowsi : les fondements de la critique de la raison politique en Iran (Téhéran, éd. Markaz, 1998), De l’âme de la critique et de la critique de l’âme (Téhéran, Agah, 1985). Il est aussi l’auteur de très nombreuses traductions, notamment vers le farsi (Hegel, Marx, Durkheim, Leo Strauss, Jean Wahl…)

 

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Martí Peran

 

Critique d’art et commissaire d’exposition, Martí Peran vit et travaille à Barcelone. Il a collaboré à nombre de catalogues d’exposition et de revues telles que Transversal (1996-2002), Exit Express, Artforum International et Roulotte. Parmi les expositions dont il a été le commissaire, « Post-it City. Occasional Cities » (CCCB, Barcelone, MAC Santiago du Chili et Centre culturel de São Paulo, 2008-2009) et « After Architecture » (Barcelone, Arts Santa Mònica, 2009).

 

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Giuseppe Pitrè

 

Écrivain, médecin et historien du folklore sicilien, Giuseppe Pitrè (1841-1916) consacra presque toute sa vie à la recherche, la collection et à la publication des traditions populaires siciliennes qu’il rassembla progressivement dans les vingt-cinq volumes de sa Biblioteca delle tradizioni popolare siciliane, publiés entre 1871 et 1913. Celle-ci comprend des études sur les contes, récits, fables, poésies, proverbes, mais aussi sur les fêtes et les spectacles populaires, sur les croyances, la médecine, etc. Pitrè s’intéressa également à l’étude de la grammaire sicilienne ainsi qu’à la tradition orale de Toscane.

 

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Behdjat Sadr

 

Behdjat Sadr (Iran, 1924-France, 2009) est une des pionnières de la modernité artistique iranienne. Après ses études à l’École des beaux-arts de Téhéran, elle part à Rome, où elle s’oriente vers une peinture abstraite non géométrique. Abandonnant, le châssis et les couleurs traditionnelles, elle utilise des peintures synthétiques de bâtiment qu’elle fait couler sur les supports disposés à même le sol. De retour en Iran dès la fin des années 1950, Behdjat Sadr est très vite repérée par Pierre Restany et plus tard par Michel Ragon. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses institutions en France et à l’étranger, parmi lesquelles la galerie Bussola, Rome (1958), la Biennale de Venise (1962), le musée d’Art moderne de la Ville de Paris (1963) ou la Gray Art Gallery, New York (2010). En 2004, le Tehran Museum of Contemporary Art lui a consacré une importante rétrospective, dans le cadre des expositions dédiées aux pionniers de l’art moderne en Iran.

 

/Ouvrage monographique paru en 2014

 

 

 

 

 

Rasha Salti

 

Commissaire d’exposition indépendante et écrivaine, Rasha Salti vit et travaille à Beyrouth. Elle a codirigé l’ouvrage I Would Have Smiled: Photographing the Palestinian Refugee Experience (hommage à Myrtle Winter-Chaumeny). Elle a été la directrice artistique de la biennale « CinemaEast » (New York, 2005-2007). Elle est par ailleurs la fondatrice « ArtEast », une association pour la promotion d’artistes contemporains du Moyen-Orient.

 

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Stelio Scamanga

 

Né à Damas en 1934 de parents grecs immigrés, Stelio Scamanga est peintre, architecte et critique culturel. Il a col­laboré à de nombreuses publications libanaises au cours des années 1960‑1970. Il quitte le Liban dès 1976 pour la Suisse puis la France, exposant entre New York, Zurich et Beyrouth – dans des galeries d’art telles que L’Amateur, au musée Sursock dès les années 1960 ou au festival de Baalbeck dans les années 1970. Il n’a jamais cessé de peindre, en militant d’une abstraction sans filtre psychologique ou narratif, jusqu’à aujourd’hui. Son activité d’architecte et de conseil en art l’a amené à diriger entre 1980 et 1995 une importante campagne d’intégration d’une cinquantaine d’œuvres d’artistes arabes dans des bâtiments publics prestigieux du royaume d’Arabie saoudite.

 

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Sohab Sepehri

 

Sohrab Sepehri (1928-1980) fut l’un des premiers et des plus importants poètes de ce qu’on a appelé la « nouvelle poésie » en Iran, mouvement initié dans les années 1920. Parmi ses recueils de poésie, La Mort de la couleur (1951), La Vie des rêves (1952), Décombres du soleil (1961), Champ vert (1967) et l’anthologie Huit livres (1977), tous publiés en Iran et, pour certains, traduits en français. Mais Sohrab Sepehri, qui voyagea dans le monde entier, était aussi, et peut-être avant tout, peintre. Il a exposé son travail de 1962 à 1978, dans les villes de Paris, New York, Téhéran, Chiraz, São Paulo…

 

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Fari Shams

 

Fari Shams (née à Téhéran en 1976) travaille entre Düsseldorf et Londres. Sa pratique artistique interdisciplinaire touche aux systèmes de production de savoir dans la sphère aussi bien encyclopédique que 2.0, aux systèmes d’analyse de données ainsi qu’aux formes de « publication » de ce savoir. Son travail témoigne de notre besoin primaire d’organisation et de classification ; le sentiment d’incomplétude qui le caractérise souvent. Ce faisant, elle attire notre attention sur les paramètres sociaux, linguistiques et technologiques de nos « modes de recherche » (diaporama, film, livre, script, installation multimédia). Récemment, ses installations ont été présentées au Centro per l’Arte Contemporanea Luigi Pecci, Prato, au Museum Abteiberg, Mönchengladbach, au Kunstraum München, Munich, à la Maschinenhaus, Essen, et au Museum Glaskasten, Marl.

 

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Kavita Singh

 

Kavita Singh (née à Calcutta en 1964) est professeure associée à la School of Arts and Aesthetics, Jawaharlal Nehru University, New Delhi, où elle enseigne l’histoire de la peinture indienne et l’histoire et la politique muséale. Ses écrits ont paru dans Artibus Asiae, the Journal of Material Culture, Marg, The Art Newspaper, Art India et dans différents ouvrages. Elle a mené deux projets curatoriaux avec ses étudiants : Waste (2010), consacré aux personnes qui traitent les déchets urbains à Delhi (à JNU), et Where in the World (2008) pour la Devi Art Foundation, qui revenait sur dix ans de mondialisation dans l’art contemporain indien. Invitée par le San Diego Art Museum, elle a été commissaire associée de « Power and Desire » (2002), exposition itinérante de miniatures peintes issues des collections du musée.

 

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Nayelli Zabaleta Solís

 

Historienne de l’art, Nayelli Zabaleta Solís vit et travaille entre Mexico et Sienne. En doctorat d’histoire de l’art et d’études visuelles à l’université de Sienne, elle est lauréate de la bourse du Conseil national pour les arts et la culture du Mexique, et collabore actuellement avec l’Institut d’histoire de l’art allemand de Florence.

 

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Gebran Tarazi

 

Né à Damas, Gebran Tarazi (1944-2010) est héritier d’une importante lignée d’artisans, antiquaires et décorateurs établie sur quatre générations dans tout le Proche-Orient. Après une adolescence passée au Maroc, vécue comme un âge d’or, il retourne au Liban dès 1959. Il représente la figure par excellence de l’artiste-artisan qui s’est vu transfiguré par la rupture avec la tradition purement artisanale, dont il s’émancipe dès les années 1970 grâce à ses recherches littéraires, (proches du Nouveau Roman) et, à partir des années 1980, ses recherches picturales, orientées vers une « abstraction orientale » qui explore sans relâche le motif classique du Qayem-Nayem. Ses tableaux peints entre 1988 et 2003, pensés comme des ensembles conceptuels et symphoniques, en épuisent toutes les variations géométriques et chromatiques, évoluant dans un espace le plus souvent carré ; un labyrinthe ornemental dont les ramifications géoculturelles transitent aussi bien par Damas, Jérusalem, Rabat ou Beyrouth. On lui également un roman, Le Pressoir à olives (L’Harmattan, 1996).

 

/Zamân 7 /Ouvrage monographique paru en 2018

 

 

 

Furkan Temir

 

Photographe autodidacte et artiste, Furkan Temir (né en 1995) passe son enfance et son adolescence dans une petite ville de l’est de la Turquie, puis s’installe à Istanbul au tournant des années 2010 après l’obtention d’une bourse d’études du département cinématographique de l’université d’État. C’est à cette époque que son intérêt pour le photojournalisme se développe ; ses projets le conduisent à effectuer de nombreux voyages à travers la Turquie et à l’étranger. Combinant différentes techniques – peinture, vidéo, photographie, installation –, ses œuvres ont pour sujet central les minorités au Moyen-Orient. Ses photographies ont été publiées dans The New York Times, Time, Stern, Paris Match et The Guardian. Montré au sein d’expositions personnelles et collectives en Allemagne, en Italie, en France, en Pologne et en Turquie, le travail de Furkan Temir est actuellement représenté par l’agence photographique VII (programme Mentor).

 

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Martin Widmer

 

Après avoir expérimenté parallèlement la photographie et la sculpture, Martin Widmer a concentré son travail sur le médium photographique. Il s’intéresse en particulier aux questions liées à l’apparition, sous l’angle de la phénoménologie. Il a participé à de nombreuses expositions en Suisse et à l’étranger, notamment « Commissariat pour un arbre #3 », Collège des Bernardins, Paris, 2013 ; « Bulbfiction », Centre d’art contemporain d’Yverdon, 2013 ; « Falsfakes/Vraisfauxsemblant », Centre pour la photographie de Genève, 2013… Il fait également partie de l’équipe des commissaires du Centre d’art de Neuchâtel (CAN). Son travail a été publié notamment dans Martin Widmer. Phénoménologie de l’irrationnel (CAN-Analogues, 2009) et Modernisme Black/Book (éd. La Saisie, 2011).

 

/Zamân 3 /Zamân 6

 

 

 

 

Abdallah Zrika

 

Né en 1953 aux Carrières centrales à Casablanca, Abdallah Zrika passe son enfance dans les bidonvilles de Ben Msîk. À douze ans, il écrit ses premiers poèmes. En 1977, il publie à compte d’auteur Danse de la tête et de la rose, qui connaît un grand succès. La jeunesse marocaine particulièrement a fait du poète un idéal de liberté et de désir pour la vie. Partout où il donne une lecture, la salle est comble. Ses poèmes sont publiés dans de nombreux journaux ou revues. Ces premiers poèmes, largement diffusés dans le monde étudiant, lui valent d’être arrêté en 1978 pour atteinte à l’ordre public. Il passera deux ans en prison avant d’être jugé. Les œuvres incriminées sont mises au pilon. À la suite de son arrestation, il n’a pas cessé d’écrire. Relâché en 1980, il publie Rires de l’arbre de palabre et Fleurs de pierre. Depuis, il multiplie les publications et compte parmi les poètes marocains les plus importants.

 

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